Pourquoi nous déclarons la guerre à l’Érigéron (et c'est une bonne nouvelle pour vos papilles)
Si vous êtes passés voir nos vignes cet été, vous avez peut-être trouvé le paysage bucolique. De la verdure entre les ceps, c’est joli sur une carte postale. Mais pour nous, vignerons, c’était un sign

Si vous êtes passés voir nos vignes cet été, vous avez peut-être trouvé le paysage bucolique. De la verdure entre les ceps, c’est joli sur une carte postale. Mais pour nous, vignerons, c’était un signal d'alarme.
Cette année 2025, marquée par la sécheresse, nous avons vu certaines parcelles envahies par l'Érigéron. C’est une plante tenace, qui ressemble à une mauvaise herbe inoffensive, mais qui est en réalité une redoutable concurrente.
La bataille de l'eau (et du goût) Pourquoi s'en inquiéter maintenant, en plein hiver ? Parce que la concurrence se joue sous terre. Quand l'herbe est trop présente au pied du cep :
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Elle vole l'eau : La vigne, déjà assoiffée par les chaleurs d'août, doit se battre pour chaque goutte.
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Elle change le goût : C'est moins connu, mais une pression végétale trop forte peut, à terme, donner un goût "herbacé", vert, voire rustique au vin.
Et chez Bugnazet, on aime le fruit, la gourmandise et la netteté du terroir. Pas la tisane d'herbes sèches.
Le grand nettoyage d'hiver Alors, avant que la vigne ne se réveille, nous profitons de l'hiver pour remettre de l'ordre. L'objectif n'est pas de transformer nos vignes en désert, mais de maîtriser la concurrence. Nous passons dans chaque rang pour travailler le sol et éliminer cette concurrence au pied des ceps. C’est un travail ingrat, invisible et physique. Mais c’est ce travail de l’ombre qui garantira que le millésime 2026 aura le goût pur de nos gamays, et rien d'autre.
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