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Maison Bugnazet

3 000 trous à creuser : le chantier colossal de l'hiver

Quand on reprend des vignes, on hérite d'un terroir magnifique, mais aussi parfois du passé. Certaines de nos parcelles appartenaient à des vignerons proches de la retraite. Logiquement, ils n'avaient

3 000 trous à creuser : le chantier colossal de l'hiver

Quand on reprend des vignes, on hérite d'un terroir magnifique, mais aussi parfois du passé. Certaines de nos parcelles appartenaient à des vignerons proches de la retraite. Logiquement, ils n'avaient plus l'énergie ou l'envie d'investir dans le renouvellement des ceps.

Résultat : regardez bien nos rangs. Par endroits, la vigne ressemble à un sourire auquel il manque des dents. On appelle ça les "manquants".

Le constat chiffré Cet hiver, nous avons fait le tour de chaque parcelle, carnet en main. Le verdict est tombé : il nous manque 3 000 pieds pour que notre vignoble tourne à plein régime. 3 000, c'est énorme. C'est presque un demi-hectare dispersé un peu partout.

Pourquoi c'est un investissement vital ? En mars, vous nous verrez donc armés d'une tarière (une grosse vis sans fin motorisée) pour percer le sol granitique. Planter un pied de vigne, c'est un acte de foi en l'avenir.

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Il faut acheter le plant.

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Il faut faire le trou et planter.

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Il faut l'arroser et le protéger.

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Et surtout... il faut attendre.

Un pied planté en 2026 ne donnera ses premières vraies grappes qu'en 2029 ou 2030. C'est ça, la réalité de notre métier : nous investissons du temps et de l'argent aujourd'hui pour des vendanges qui auront lieu dans quatre ans. C'est un travail colossal pour nos bras, mais c'est la seule façon d'assurer la pérennité du Domaine Bugnazet.



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